Derrière son apparence anodine – carapace sombre, cœur tendre, parfum de vanille et de rhum –, le cannelé cache une histoire pluriséculaire. Les premières traces remontent au XVIIIᵉ siècle, probablement dans les couvents de Bordeaux ou du quartier Saint-Seurin. Son nom même fluctue jusqu’au XXᵉ siècle (« cannelat », « canelé », etc.), tout comme ses dimensions ou sa recette précise (Musée d’Aquitaine).
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Une popularité stabilisée depuis les années 1930, marquée par la création de la Confrérie du Canelé de Bordeaux (1985) et le dépôt du nom « canelé de Bordeaux ».
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Un décollage exponentiel de la consommation dans les années 1990-2000, avec l’exportation nationale, puis internationale.
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Une recette réglementée par la Confrérie, mais jamais protégée par une IGP ou une AOP : la porte est donc toujours ouverte à l’expérimentation.
Ce sont ces interstices que s’empressent d’emprunter les jeunes pâtissiers et maisons historiques du Bordelais pour proposer leur vision du cannelé « nouvelle vague »… tout en gardant l’essence : la dualité entre croûte et moelleux, la gourmandise du caramel, le respect du moulage à cannelures.