L “esprit tapas” s’exprime aussi par la diversité culturelle de Bordeaux. On croise à la même table des influences marocaines, antillaises, vietnamiennes, venues enrichir la “planche apéro” des quartiers cosmopolites. Certains jours, il arrive qu’un “tapas bordelais” prenne la forme d’un samoussa au confit de canard, d’une croquette morue-coco, ou d’un ceviche réalisé avec les poissons de l’estuaire.
Ce phénomène reflète la vitalité de la ville et sa capacité d’adaptation. À l’instar du festival Gribiche qui, en 2023, en a fait un de ses thèmes phares, Bordeaux n’a pas à rougir de sa créativité : on partage, on improvise, on marie les terroirs. Il en ressort le sentiment que si une tradition des “tapas bordelaises” n’existe pas stricto sensu sur le modèle espagnol, elle est bel et bien en train d’éclore, façonnée par les goûts, les saisons, et cette envie si bordelaise de garder la porte ouverte aux influences du monde.