Avant l’ère des food trucks et des boulangeries créatives, Bordeaux a d’abord connu le casse-croûte paysan. Dès le XVIII siècle, ouvriers des quais, gens de vigne et maraîchers composent leur repas sur le pouce : une boule de pain de campagne, un morceau de fromage de brebis du Sud-Gironde, quelques tranches de saucisson de chez le charcutier d’Arès ou de la vallée du Ciron. L’anecdote revient souvent dans les récits des vendanges : le sandwich improvisé avec des restes, enrichi d’œufs durs, de poivrons confits et d’une lampée de vin rouge acerbe.
Selon l’historien de la gastronomie Jean-Pierre Xiradakis, « le sandwich est longtemps resté le privilège du travailleur urbain ou rural, bien avant de conquérir les tables des cafés » (France 3 Nouvelle-Aquitaine, 2021).
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Le pain de campagne à la bordelaise : Levain, farine de blés anciens et croûte épaisse. Un hommage à la tradition du four paysan.
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L’accompagnement typique : Fromages affinés, tomates séchées, ou tranche de terrine de porc noir gascon.
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Astuce gourmande : Certains ajoutaient une touche de confiture de cerise noire pour aciduler l’ensemble.
Même si cette formule simple n’a jamais eu de nom officiel, elle marque l’identité gustative du sandwich bordelais : générosité, authenticité et valorisation du local.