Quand une note fait le marché
Une note de Robert Parker ou James Suckling a longtemps suffi à créer un “primeur star” : on estime qu’une augmentation d’un point sur 100 dans la notation Parker majore le prix de vente d’un grand cru de près de 7% (source : Université de Pennsylvanie, 2018). Mais avec l’essor de critiques multiples (La Revue du Vin de France, Decanter, Wine Advocate, blogs spécialisés…) et de plateformes numériques (Vivino, Wine Searcher…), l’effet se dilue. Ce sont parfois les notes de milliers de consommateurs qui orientent les achats.
Marchés, spéculation, et investissements : le vin comme valeur refuge ?
Le vin s’échange désormais à la Bourse de Londres (Liv-Ex), et les grands crus sont traités comme des actifs financiers. En 2023, la valeur du Liv-Ex 1000 (indice de 1000 vins internationaux) a augmenté de 56% depuis 2015, mais a connu une baisse de 14% cette même année, signalant la volatilité du secteur (source : Liv-Ex).
- Château Lafite Rothschild 2018 : +30% en un an entre 2020 et 2021
- Bordeaux représente 38% du volume des échanges sur Liv-ex — mais la Bourgogne croît plus vite, portée par la rareté
L’économie du vin n’est pas une science exacte. Elle est faite d’anticipations, de passions, d’effets de mode — mais aussi de crises brutales, comme la chute de certains crus lors des fermetures liées au Covid ou par l’effet des taxes Trump en 2019.