1. Respecter les équilibres : puissance, fraîcheur, saveur
Un vin discret s’efface devant un plat corsé, un vin trop puissant écrase une préparation fine. La règle essentielle : faire dialoguer intensité et caractère. Un Bordeaux supérieur fruité ou un Côtes-de-Bourg souple sera parfait sur des plats mijotés, des lasagnes de légumes, des volailles rôties. À l’inverse, un Listrac ou un Pauillac demande une viande de caractère : entrecôte, gigot d’agneau ou canard grillé.
- Plats simples (salades composées, quiches, omelettes) : clairet, Bordeaux rosé ou blanc sec.
- Plats mijotés (bœuf bourguignon, daubes) : Bordeaux rouge jeune ou évolué, selon l’intensité.
- Fromages : évitez le rouge tannique sur le fromage de chèvre, préférez un Entre-deux-Mers vif ou un blanc moelleux.
2. Chercher le juste contraste ou la prolongation aromatique
Accorder un vin à un plat, c’est parfois jouer les contrastes (fraîcheur d’un Sauvignon/blanc sec avec une quiche lorraine bien riche), ou au contraire rechercher une « osmose » aromatique (Bordeaux Clairet et plats d’été, salade de tomates, jambon de Pays). Une anecdote : dans le Bordelais, il n’est pas rare de servir du vin blanc sec sur les poissons de l’estuaire (lamproie, alose) mais aussi sur des viandes froides, ce que l’on fait rarement ailleurs.
3. Tenir compte du service et de l’accompagnement
- Température : Un rouge de Bordeaux léger (Côtes-de-Blaye, Bordeaux rouge jeune) supporte d’être rafraîchi l’été - autour de 14-15°C.
- Verre : Plus le vin est aromatique, plus on privilégie un verre ouvrant sur le nez.
- Moment : À l’apéro, osez le rosé ou le crémant, même sur des rillettes ou des chips de légumes maison.